Paris, le 8 septembre 2026,
 

Impact et usages de l’IA pour les journalistes français vs européens et mondiaux

 

Les journalistes n’échappent pas à la déferlante Intelligence artificielle qui impacte leur quotidien. Entre adaptation et questionnement, l’étude State Of The media 2026* (SOTM) a interrogé plus de 2000 d’entre eux dans le monde. Mais existe-t-il des différences dans l’adoption et les usages de cette technologie par les journalistes français vs leurs homologues européens et mondiaux ? Sont-ils plus frileux ou au contraire plus enthousiastes ? L’utilisent-ils comme leurs confrères et pour quelles tâches ?

*2 000 journalistes interrogés dans 19 pays et territoires : Allemagne, États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Espagne, France, Finlande, Suède, Danemark, Norvège, Italie, Portugal, Chine, Australie, Singapour, Malaisie, Indonésie, Taïwan et Hong Kong. Méthodologie complète en fin de rapport.
 

Lien public vers le téléchargement du rapport
 

L’IA et ses impacts pour le journalisme : un défi plus important pour les journalistes français qu’européen

Même si ce défi se classe en 4ème position sur l’échelle de ceux à relever, les Français sont les plus nombreux à le citer (44 % vs 41 % en Europe et 43 % de moyenne mondiale).

Position dans l’ordre des défis prioritaires

Monde
43 % (vs 30 % en 2025)
3ème
France
44 %
4ème
Europe
41 %
4ème

Utilisation de l’IA : les journalistes français en avance sur leurs homologues européens

La moyenne des journalistes français utilisant l’IA est nettement supérieure à celle de leurs homologues européens (79 % vs 70 %) et même américains (66%). Seuls les Asiatiques affichent un plus fort taux à 89 %.

Monde
79 % (vs 53 % en 2025)
France
79 %
Europe
70 %

Les Français : l’IA pour brainstormer, mais pas pour vérifier des faits

Près de la moitié des journalistes, qu’ils soient Français ou Européens, font appel à l’IA en premier lieu pour brainstormer (pistes de réflexion, angles narratifs, questions pour ITW). Avec un taux de 47 %, ils sont sensiblement dans la moyenne mondiale (48 %). 

L’IA pour la transcription ou le résumé d’ITW/audio rencontre également du succès auprès des Européens (45 %), et dans une moindre part auprès des Français (42%). Dans les deux cas, les pourcentages sont supérieurs à la moyenne mondiale (41 %).

La différence notable entre les deux groupes concerne l’utilisation de l’IA pour rechercher ou vérifier des faits. Les Français semblent nettement plus sensibilisés aux « travers/inexactitudes » pouvant résulter de l’IA avec seulement un peu moins d’un tiers (32 %) l’utilisant à cet effet contre près de la moitié au niveau européen (46 %).

Les journalistes hexagonaux sont également moins consommateurs d’IA pour créer du contenu (19 % vs 24 % en Europe pour une moyenne monde à 27 %).

Alors que les journalistes européens ont une utilisation plus accrue de l’IA et pour quasiment toutes les tâches, pour les Français, elle est une aide pratique (brainstorming), un outil permettant de gagner du temps (transcription ITW/audio), mais elle est loin de remplacer le travail fondamental du journaliste : produire du contenu et vérifier l’exactitude des faits.

 
Monde
France
Europe
Brainstorming (pistes de réflexion, angles narratifs, questions pour les interviews, titres)
48 %
47 %
47 %
Recherche ou vérification des faits
43 %
32 %
46 %
Transcription ou résumé d’ITW / audio 3
41 % (23% en 2025)
42 %
45 %
Création de contenu
27 % (18% en 2025)
19 %
24 %
Optimisation SEO
17 %
17 %
16 %
Analyse du public, tendances sociales
15 % (4% en 2025)
5 %
9 %
Utilisation de l’IA **
79 %
79 %
70 %
Je n’utilise pas d’outils d’IAG
21 %
21 %
30 %

L’utilisation de l’IA par les professionnels des RP : les journalistes français plus tolérants que les Européens, mais circonspects

Quand il s’agit de l’utilisation de l’IA par des professionnels des RP pour rédiger CP et pitchs, les journalistes français sont plus tolérants que les Européens avec 46 % qui y sont opposés (dont 23 % « fermement » contre 50 % pour ces derniers (dont la moitié « fermement opposés »).

Néanmoins, c’est le groupe avec la population la plus faible à se montrer plutôt favorable à un contenu IA même quand il a été correctement revisité par un humain (seulement 11 % contre une moyenne européenne de 20 % et mondiale de 19 %).

Quant à ceux qui y sont totalement favorables, quelle que soit la zone géographique, ils sont extrêmement rares (2%).

 
Monde
France
Europe
Plutôt opposé, je préfère des contenus rédigés par des personnes, mais je prendrais en compte des pitchs assistés par IA s’ils sont bien écrits
27 %
23 %
25 %
Ferment opposé : je ne prendrai pas en compte un pitch généré par IA *
26 %
23 %
25 %
Neutre : pas d’opinion tranchée
25 %
35 %
25 %
Plutôt favorable si correctement revisité par l’humain
19 %
11 %
20 %
Tout à fait favorable, je salue les contenus générés par l’IA de qualité
2 %
2 %
2 %

Contacts Media France

Cision
Cyndie Bettant
Communication & Impact Leader
06 79 10 92 92
Catherine Cervoni RP
Catherine Cervoni-Bonnay
Relations médias
06 26 27 67 07

presse@catherine-cervoni.com
@CathCervoni

 

À propos de CISION

Cision accompagne plus de 75 000 clients dans le monde avec des solutions de visibilité et d’influence média, de veille et de social listening. Nous aidons les professionnels des RP, de la communication, du marketing et du social à conduire des campagnes à succès à l’aide de data et d’insights, pour qu’ils puissent voir et être vus, comprendre et être compris par les audiences qui comptent pour eux. Cision compte plus de 4 000 employés et possède des bureaux dans 24 pays (Amériques, EMEA, APAC). En France, Cision représente les marques Datapresse, Hors Antenne, Europresse, PRNewswire, Brandwatch et L’Argus de la presse.  www.cision.fr