En 2016, 91% des journalistes interrogés par Cision et l’Université de Canterbury Christ Church dans le cadre de l’étude « Journalistes et réseaux sociaux » ont affirmé utiliser les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail.

Néanmoins, tous les journalistes n’ont pas adopté ces outils de la même façon, l’étude identifie 3 grandes tendances de comportements : les architectes, les explorateurs et les sceptiques. Quelles spécificités pour ces 3 catégories ?

Les Architectes : jeunes et « accros » :

 

35% des journalistes sont des architectes. Les architectes sont les pionniers pour l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de leur travail. Premiers à les avoir investis, ils en maîtrisent bien mieux les codes que les journalistes des autres catégories. Ce sont des journalistes ultra connectés, puisque 75% surfent sur les medias sociaux jusqu’à 4h par jour, voire plus de 4h pour 25%.  Les medias sociaux sont jugés indispensables pour publier et promouvoir leurs articles pour 90% d’entre eux, et pour effectuer une veille (87%).  Ils surveillent de près les partages de leurs articles, en lisant les commentaires qui s’y rattachent. Mais les réseaux sociaux ne sont pas qu’un simple média dans lequel partager et promouvoir leurs articles. Tels des marketeurs, ils sont 73% à être convaincus que les statistiques analytiques des réseaux sociaux sont un facteur clé pour mesurer l’efficacité de leurs publications, afin d’affiner leur contenu éditorial. Le groupe des architectes est légèrement plus masculin, les hommes les représentant à 56%. Parmi les trois catégories, ce sont ceux qui ont la plus grande partie des journalistes âgés entre 18 et 27 ans.

Les Explorateurs: de nouveaux utilisateurs mâtures et modérés

 

Comme leur nom l’indique, les explorateurs sont toujours en état d’exploration des réseaux sociaux. Ils représentent également 35% des journalistes. Ils n’utilisent pas les réseaux sociaux depuis longtemps, et de manière logique, en maîtrisent un peu moins les codes. Leur utilisation est plus modérée, 40% d’entre eux passant 1h par jour sur les réseaux sociaux et 27% de 1h à 2h. En ce qui concerne les caractéristiques démographiques, les journalistes de cette catégorie sont principalement âgés de 28 à 45 ans et sont principalement des femmes (59%). 55% des journalistes de ce groupe affirment tout de même ne plus pouvoir se passer des réseaux sociaux dans leur travail, mais seulement 28% trouvent que leur productivité s’est améliorée depuis qu’ils s’en servent.

 

Les Sceptiques : peu d’intérêt pour les réseaux sociaux

 

Comme leur nom l’indique, ils sont sceptiques quant à l’utilisation des réseaux sociaux dans le cadre de leur travail. Ils se demandent ce que ces outils peuvent leur apporter. Ils représentent 30% des journalistes français. Ces journalistes travaillent majoritairement pour la presse papier. Ils travaillent très peu sur les réseaux sociaux, en y passant pour 61% d’entre eux seulement quelques heures par semaine voire par mois. 29% affirment même ne pas du tout les utiliser. Ils ont une vision très noire des réseaux sociaux. En effet, 67% pensent que les réseaux sociaux dégradent les valeurs du journalisme, et seulement 16% pensent que les réseaux sociaux ont amélioré leur productivité. 59% des journalistes de ce groupe ont plus de 46 ans, et 55% sont des femmes.

Le paysage médiatique français est très partagé quant à l’utilisation des réseaux sociaux dans un cadre professionnel. Cependant, quel que soit leur profil, ils sont tout de même 66% à déclarer qu’ils surferont toujours plus les réseaux sociaux à l’avenir.

Infographie CISION - journalistes et réseaux sociaux

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