Aujourd’hui, votre stratégie de leader marketing ne se résume pas à suivre les tendances mais à les imposer !

Elle se construit en utilisant l’IA comme un levier de productivité, et non comme un substitut à la créativité. 

Dans un monde où tout le monde parle pour ne rien dire, où les algorithmes recyclent les mêmes idées en boucle, entre automatisation à marche forcée, obsession du mesurable et fragmentation des campagnes, les marques peinent à émerger dans un environnement saturé : la vraie différence se joue ailleurs.

Brand et performance ne sont pas antagonistes : ils sont interdépendants. Les dissocier, c’est fragiliser toute la chaîne de valeur marketing. Et les décisions d’achat restent le fruit d’un faisceau d’interactions : une notoriété construite dans le temps, des signaux faibles accumulés, une histoire cohérente perçue parfois sans même être consciente. L’IA ne remplace pas ce parcours : elle s’y insère. La considérer comme un substitut, plutôt qu’un complément, est une erreur stratégique majeure.

Julien Rio plaide pour un retour à l’essentiel : un message clair, des opinions assumées, et des campagnes réellement intégrées, construites comme des écosystèmes cohérents plutôt que comme une succession d’actions isolées.

Une opinion qui ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais qui résonne avec ceux qui comptent vraiment : vos clients.

 

« La vraie question n’est pas "Comment utiliser l’IA ?", mais "Qu’est-ce qu’on essaie de faire ?" Quels sont les besoins réels de nos clients ? Comment y répondre de manière unique ? Et ensuite seulement : en quoi l’IA peut nous aider à y parvenir ? L’IA doit rester un outil, pas un objectif en soi. »

 

La parole est à Julien Rio, entrepreneur et expert en marketing international, fort de 16 ans d’expérience en Europe et en Asie. Fondateur de myfairtool à Hong Kong et ancien CMO, il a structuré des équipes marketing globales et développé le RIO Integrated Marketing Campaign Framework, un outil pragmatique pour les campagnes intégrées. Auteur de Customer Experience Unearthed (2023) et animateur des podcasts Marketing Blueprint et CX Therapy, il est régulièrement cité parmi les influenceurs du secteur, notamment dans le Top 5 des leaders façonnant l’avenir des affaires (Magnate View, 2024).

 

Imaginez un marketeur qui passe ses journées à optimiser ses campagnes au centime près, à traquer chaque clic, chaque vue, chaque conversion, qui se bat pour justifier ses budgets, essaie d’aligner ses KPI, se prend la tête sur des tableaux de bord qui ressemblent à des usines à gaz et qui, au final, a l’impression de courir sans cesse après sa propre ombre.

Ce portrait vous parle ? Vous vous y reconnaissez ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.

En 2026, le marketing ressemble souvent à un chantier où chacun apporte sa propre pièce de puzzle, sans toujours savoir où elle s’emboîte. Entre une intelligence artificielle qui s’est démocratisée à une vitesse folle, rendant accessible ce qui était autrefois réservé à une élite, et des cycles interminables où l’on lance, coupe, relance et recoupe les budgets brand et com au gré des trimestres, on finit par se perdre dans un labyrinthe de campagnes décorrélées. Tout cela, bien sûr, avec un focus obsessionnel sur la lead gen et tout ce qui est traçable, comme si le reste n’existait pas.

Résultat ? Des stratégies qui ressemblent à des puzzles mal assemblés. Sans logique, sans cohérence, sans ligne directrice autre qu’une course effrénée à qui utilisera le plus l’IA. Le “comment” avant le “pourquoi”.

Alors, comment en sortir ? Peut-être en arrêtant de traiter le marketing comme une succession de tâches isolées, et en commençant à le voir comme un tout. Un écosystème dans lequel chaque élément a sa place, où l’on communique non par mimétisme mais pour convoyer un message précis et où les outils servent les hommes, et non l’inverse.

L’intelligence artificielle : un outil puissant aux limites dangereuses.

Il fut un temps où l’écriture était réservée à une élite. Il fallait avoir quelque chose à dire et savoir le formuler avec style. Aujourd’hui, cette barrière vole en éclats, résultant en une soupe à l’IA où le volume a remplacé la valeur, où la quantité étouffe la qualité, et où tout le monde parle sans rien dire.

L’IA est un outil puissant, dont nous ne pouvons (ni ne devrions) nous passer aujourd’hui. Cependant, comme toute technologie, l’IA vient avec ses propres limites.

Le premier écueil : la cacophonie généralisée.

Avec les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, plus besoin de talent ni d’idées originales pour s’exprimer. Il suffit d’un clic, et sans rien avoir à dire, on dispose instantanément d’un média et de la parole pour dire tout haut ce qu’on ne pense pas. 

Nous sommes passés d’un monde où seuls quelques-uns pouvaient s’exprimer à un monde où tout le monde s’exprime sans cesse, sans forcément avoir quelque chose à dire. 

Et dans un monde où chacun hurle pour se faire entendre, personne n’écoute plus.

La deuxième tragédie : l’illusion de l’automatisation.

Les entreprises remplacent des équipes entières par des outils d’intelligence artificielle, croyant gagner en efficacité. Mais en faisant cela, elles suppriment le seul ingrédient irremplaçable : l’intelligence humaine.

L’IA n’invente rien. L’IA ne crée pas. L’IA ne fait que reproduire ce qui existe déjà. Elle repose sur des modèles de probabilité qui analysent des masses de données pour déterminer quelle réponse déjà existante correspond au mieux à une demande.

Et en faisant cela, l’IA optimise, standardise, produit en série ce qui existait déjà précédemment. À force de s’auto-recycler (un phénomène appelé autophagie), les LLMs renforcent cette soupe à l’IA que personne n’a envie de lire, mais qui est tellement facile à générer.

Les usages des consommateurs évoluent et il est donc nécessaire pour une marque d’apparaître dans ces moteurs de recherche générative, sachant que chacun de ceux-ci utilisent un référencement et des contenus spécifiques tout en trouvant les moyens actifs d’amplifier sa notoriété avec l’authenticité et l’utilité tant recherchées ! Paradoxe, complexité et être sur l’ensemble des canaux de diffusion, les fondamentaux demeurent. L’IA n’est pas un long fleuve tranquille, bien au contraire, et si la « requête » humaine initiale tant recherchée nous faisait plus travailler ? C’est peut-être cela les limites du système : faire plus pour être partout et nulle part à la fois.

Le troisième cataclysme : le malentendu sur le parcours client.

Vous l’avez certainement entendu : "Tout passe par ChatGPT aujourd’hui. Il n’y a plus que ça qui compte. Laissez tomber votre SEO, arrêtez vos événements, ne perdez plus de temps sur les réseaux sociaux. Tout ce qui compte, c’est le GEO : l’optimisation pour les LLM. Car vos clients, aujourd’hui, utilisent tellement Claude, Mistral ou Gemini que si vous n’y êtes pas, vous ne vendrez plus rien."

Prenez deux secondes pour réfléchir à votre dernier achat. L’avez-vous effectué sur ChatGPT ? Même si une IA a certainement joué un rôle, était-ce le seul facteur ? Évidemment non.

Les décisions d’achat restent le fruit d’une multitude d’interactions, conscientes et inconscientes : une conversation sur un salon, un article lu en diagonale, un logo qui a attiré l’attention, une recommandation glanée au hasard.

L’IA est un canal parmi tant d’autres ; qui a explosé à une vitesse vertigineuse, certes, mais qui vient compléter, et non remplacer, les autres canaux.

Alors, comment utiliser l’IA intelligemment ?

Travailler sans IA, c’est partir avec un handicap face à ses concurrents. Mais une fois qu’on a conscience de ses biais et de ses limites, la vraie question n’est pas "Comment utiliser l’IA ?", mais "Qu’est-ce qu’on essaie de faire ?". Quels sont les besoins réels de nos clients ? Comment y répondre de manière unique ? Et ensuite seulement : en quoi l’IA peut nous aider à y parvenir ?

L’IA doit rester un outil, pas un objectif en soi.

Parce que le point central, pour être audible dans une cacophonie où tout le monde dit la même chose, c’est de dire ce que les autres ne disent pas. Avoir de véritables opinions tranchées, qui contrastent avec ce que le reste du monde rabâche.

Le brand et la comm’ : la partie immergée de l’iceberg qu’on sacrifie systématiquement.

Le marketing moderne a un problème : il ne voit que ce qui se mesure.

On passe nos journées à traquer des clics, à optimiser des tunnels de conversion, à justifier des budgets sur des KPIs immédiats. Mais ce qu’on oublie, c’est que la vraie valeur se cache sous la surface. C’est la partie immergée de l’iceberg, un travail de communication non mesurable : la notoriété diffuse, la familiarité avec une marque, les associations inconscientes, le bouche-à-oreille qui ne laisse aucune trace dans les analytics. C’est le fruit d’un travail de fond, systématiquement sacrifié dès que les budgets se serrent.

Et c’est une erreur monumentale.

Prenez un exemple concret : vous voyez un logo tous les jours pendant des mois. Vous ne cliquez jamais dessus, vous ne l’aimez même pas forcément. Pourtant, le jour où vous avez besoin du produit ou service associé, c’est cette marque qui vous vient en tête. Pourquoi ? Parce que votre cerveau l’a enregistré, sans que vous ayez à "convertir" ou à "engager". C’est ça, le pouvoir du brand et de la com. Et c’est ça qu’on sabote en premier.

Pourquoi ? Parce qu’on a décidé que ce qui ne se mesure pas n’existe pas.

Alors on coupe les budgets "brand" pour tout injecter dans du performance marketing, en se disant qu’on est malins. Sauf que six mois plus tard, le coût d’acquisition explose, les leads se raréfient, et on se demande pourquoi.

La réponse est simple : vous avez scié la branche sur laquelle vous étiez assis.

Un client n’achète pas parce qu’il a cliqué sur une pub. Il achète parce qu’il vous connaît, qu’il vous fait confiance, et que votre marque lui parle. Une campagne ne convertit pas parce qu’elle est "optimisée". Elle convertit parce qu’elle s’inscrit dans une histoire cohérente, construite sur la durée. Un message ne résonne pas parce qu’il est "data-driven". Il résonne parce qu’il est humain, qu’il touche une corde sensible, et qu’il ne ressemble pas à ce que tout le monde dit déjà.

Le brand et la com ne sont pas un coût. Ce sont le cœur battant du marketing et de l’entreprise.

Alors, comment éviter de tout casser ?

D’abord, arrêtez de séparer “brand” et “performance” :

- Une campagne qui ne fait que vendre sans construire de marque est une campagne qui meurt à moyen terme.
- Une campagne qui ne fait que "brand" sans lien avec la conversion est un gaspillage.

Les deux doivent être indissociables, comme les deux faces d’une même pièce.

Ensuite, le brand et la com doivent être au centre; pas seulement du marketing, mais de toute l’entreprise.

Cela signifie :

- Travailler avec les autres équipes pour identifier les experts internes, les faire parler, et diffuser leur savoir
- Créer un rayonnement qui dépasse le cadre du marketing : une marque forte est une marque qui irradie dans toute l’organisation, pas seulement dans les campagnes.
- Faire en sorte que chaque interaction compte, qu’elle soit mesurable ou non, parce que c’est l’accumulation de ces micro-moments qui construit la confiance.

Enfin, acceptez que certains effets mettent du temps à se voir. Un article de presse, une présence en salon, une série de contenus engagés… Tout ça ne se traduit pas en leads demain. Mais dans six mois, quand un prospect choisira entre vous et un concurrent, c’est ce travail invisible qui fera pencher la balance.

Le brand et la com, c’est comme planter un arbre. Vous ne voyez pas les racines pousser… mais sans elles, rien ne tient debout.

On a parlé des outils. On a parlé des équipes. Mais il manque l’élément qui fait tenir le tout : les fondations.

Réfléchir aux campagnes non pas comme une succession d’actions isolées, mais comme un écosystème où chaque élément a un rôle précis, articulé autour d’une audience bien définie et d’un objectif clair.

Concrètement, ça veut dire quoi ?

Le post LinkedIn ne vit pas seul : il mène vers un contenu plus profond. La pub Google ne sert pas qu’à générer des clics : elle nourrit une histoire plus large.
L’email n’est pas un coup de pression isolé : il s’inscrit dans un parcours client réfléchi. Tous partagent le même message, qui a été construit pour répondre aux besoins spécifiques de l’audience auprès de qui il est distribué. C’est un écosystème axé autour du client, une machine solide prête à distribuer son message de manière simple et cohérente.

Alors que vous pensiez avoir construit une machine dédiée au performance marketing, vous aviez en réalité posé les fondations de ce qui allait également faire le succès de votre équipe comm’.

Si votre communication consiste à fonctionner en silo, et qu’à chaque annonce importante, vous vous contentez d’envoyer un communiqué de presse ou un post LinkedIn, vous jetez une bouteille à la mer. 

Mais si vous avez mis en place une véritable structure de campagne intégrée, tout change.

Le jour où vous avez une annonce (qu’il s’agisse d’une acquisition, d’un lancement produit, d’une promotion, d’un changement de direction, d’un partenariat, ou autre), vous pouvez vous appuyer sur cette structure déjà construite. Vous avez un moteur prêt à accueillir votre message et à le distribuer efficacement auprès des bonnes audiences.

Votre équipe comm’ n’a plus besoin de partir de zéro à chaque annonce, car elle dispose déjà d’un réseau de canaux interconnectés, d’une audience engagée et d’un message cohérent.

Votre équipe performance marketing, elle, peut renforcer l’image de marque auprès d’audiences présélectionnées, qui correspondent parfaitement à vos clients existants et potentiels. Elle bénéficie d’un terrain préparé, où chaque interaction a déjà contribué à construire une relation de confiance.

Résultat ? Votre message gagne immédiatement en visibilité, en résonance et en impact. Pas parce que vous criez plus fort, mais parce que vous parlez plus juste.

En 2026, votre stratégie de leader marketing ne se résume pas à suivre les tendances. Elle se construit en utilisant l’IA comme un levier de productivité, et non comme un substitut à la créativité. Dans un monde où tout le monde parle pour ne rien dire, où les algorithmes recyclent les mêmes idées en boucle, la vraie différence se joue ailleurs.

Elle se joue dans votre capacité à sortir du brouhaha avec une opinion forte et assumée.

Une opinion qui ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais qui résonne avec ceux qui comptent vraiment : vos clients.

Elle se joue aussi dans la manière dont vos équipes travaillent ensemble. Pas en silos, pas en concurrence, mais en s’appuyant sur une machine bien rodée, une structure de campagne intégrée, articulée avec cohérence autour d’une audience clairement définie.

Alors que beaucoup espèrent le succès en copiant ce que font les autres, la clé de la réussite se trouve ailleurs.

Elle se trouve dans la différenciation : cette capacité à dire ce que les autres ne disent pas, à faire ce que les autres ne font pas, et à comprendre les enjeux de vos clients mieux qu’ils ne les comprennent eux-mêmes.

Parce qu’au final, le leadership marketing, ce n’est pas une question d’outils ou de budgets. C’est une question de vision, de courage et de cohérence.

 

 

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Une part croissante de la e-réputation de votre marque se joue aujourd'hui dans les réponses fournies par les LLM tels que ChatGPT, Gemini, Perplexity.

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Pour aller plus loin :

 

➡️ Etude monde 2025 : State Of The Media
Le rapport sur l'état des médias de Cision est un guide pratique essentiel pour les professionnels des RP qui tentent de comprendre le paysage médiatique.

➡️ Que manque-t-il à votre stratégie RP pour mieux toucher les journalistes ?
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